Gynécomastie chez l’homme : symptômes, causes et traitements

par Véronique | 16 janvier 2023 | Dermatologie

Habituellement bénigne, la gynécomastie se traduit par un développement exagéré de la glande mammaire chez l’homme. Environ un tiers de la population masculine serait touchée. Le DermoMedicalCenter propose un traitement non chirurgical de l’adipomastie, une pathologie voisine, lorsqu’elle impacte l’estime de soi.

Quelle est la définition de la gynécomastie ?

Il s’agit d’une croissance exagérée de la poitrine chez l’homme, et, plus exactement, du tissu glandulaire mammaire. Cet élément distingue la gynécomastie de l’adipomastie, qui touche le tissu adipeux autour de la glande mammaire.

La gynécomastie se traduit par une hypertrophie d’un seul sein ou des deux, éventuellement accompagnée d’une sensibilité exagérée au niveau de la glande mammaire. Elle peut apparaître à tous les âges de la vie, et se développe aussi bien chez le jeune garçon que chez l’homme âgé.

Dans la majorité des cas, elle constitue un phénomène physiologique, transitoire et sans gravité, notamment lors de la puberté. Toutefois, une gynécomastie qui serait toujours présente chez un homme adulte nécessite un examen médical, afin de dépister une possible pathologie sous-jacente au niveau glandulaire.

Quelles sont les personnes les plus à risque ?

La gynécomastie peut se développer au cours des quatre étapes clé de la vie, durant lesquelles les hommes subissent d’importants bouleversements hormonaux.

L’hypertrophie mammaire physiologique chez le nourrisson

Dès la naissance, la majeure partie des nouveau-nés présente un développement exagéré de la glande mammaire. Ce phénomène, tout à fait normal, s’explique par la persistance des œstrogènes maternels dans la circulation sanguine des bébés. Il ne dure que quelques semaines et tout rentre ensuite dans l’ordre.

La gynécomastie chez l’adolescent

L’étape cruciale de la puberté chez l’homme peut se révéler à l’origine d’une hypertrophie des seins. Celle-ci ne se prolonge pas au-delà de deux ans pour une majorité d’adolescents et ne nécessite pas de traitement. En revanche, on observe des répercussions préjudiciables de la gynécomastie sur la silhouette et donc sur la qualité de vie et l’estime de soi des jeunes garçons.

L’homme âgé, carencé en hormones mâles

Environ 50 % des hommes, âgés de plus de 50 ans, risquent de développer une hypertrophie des seins, en raison d’une diminution des sécrétions hormonales. Ainsi, durant l’andropause, l’organisme masculin produit moins d’hormones mâles, tandis que son tissu adipeux augmente.

Les hommes obèses, plus à risque de gynécomastie

L’obésité aggrave le risque de formation d’une gynécomastie. En effet, grâce à l’action d’une enzyme appelée « aromatase », le tissu adipeux se révèle capable de transformer les hormones mâles en œstrogènes, provoquant ainsi un déséquilibre hormonal.

Quelles sont les différentes causes de la gynécomastie ?

La gynécomastie apparaît quand le taux de testostérone diminue, au profit de celui des œstrogènes. En-dehors des causes physiologiques qui viennent d’être énumérées, de nombreux autres facteurs s’avèrent responsables de son déclenchement.

Persistance de l’hypertrophie mammaire après la puberté

Pour environ 10 % des hommes adultes, il arrive que la gynécomastie se prolonge au-delà de l’adolescence. Dans ce cas, on recommande de réaliser un bilan biologique.

La gynécomastie sans cause connue

Dans majorité des cas, on ne retrouve pas de cause à l’apparition d’une hypertrophie mammaire chez l’homme ; on parle de « gynécomastie idiopathique ». Seul le retrait de la glande mammaire par intervention chirurgicale au niveau de l’aréole permet de résoudre le problème.

La gynécomastie iatrogène

En raison de leur influence sur le taux d’œstrogènes et de leur action anti-androgénique, plusieurs médicaments peuvent induire des cas de gynécomastie. Bien que des doutes persistent sur certains d’entre eux, d’autres substances sont cependant clairement mises en cause, comme :

  • la spironolactone, un diurétique utilisé pour traiter l’hypertension artérielle et les œdèmes.
  • le kétoconazole, un antifongique prescrit en cas de mycose.
  • la cimétidine, un antihistaminique employé pour soigner diverses formes de gastralgie.
  • les œstrogènes.

L’hypogonadisme

Il existe trois formes d’hypogonadisme. La forme primaire altère le bon fonctionnement des testicules, entraînant une carence en testostérone. Elle peut être due à des pathologies congénitales, comme le syndrome de Klinefelter ou la cryptorchidie. Des traitements médicamenteux ou des infections des testicules sont également impliqués.

L’hypogonadisme secondaire, quant à lui, provient d’un dysfonctionnement de l’hypothalamus.

La troisième forme combine à la fois l’hypogonadisme primaire et secondaire, pour donner une forme mixte de la maladie.

Les autres étiologies possibles

Toute cause qui diminue le taux de testostérone et augmente celui des œstrogènes, risque de provoquer une gynécomastie. Parmi les maladies les plus connues, on peut citer, entre autres :

  • les tumeurs testiculaires
  • l’insuffisance rénale
  • l’hyperthyroïdie
  • la dénutrition
  • la cirrhose

Comment soigner la gynécomastie ?

Dans la majorité des cas de gynécomastie est physiologique, et aucune intervention chirurgicale pour retirer la glande mammaire ni de traitement sont nécessaires. En particulier la gynécomastie du nourrisson et de l’adolescent disparait naturellement sans opération. Toutefois, chez l’adolescent, un examen médical peut s’avérer utile, afin d’écarter l’éventualité d’une maladie sous-jacente.

Chez l’homme adulte, la prise de tamoxifène, un médicament anti-œstrogène, peut résoudre les cas récents de gynécomastie. Pour les gynécomasties installées depuis plus d’un an, seule une opération chirurgicale permet de retirer le tissu mammaire excédentaire, grâce à une incision au niveau de l’aréole.

Les solutions du DermoMedicalCenter pour traiter l’adipomastie

L’augmentation du volume de la poitrine chez l’homme entraîne d’importantes répercussions sur le plan psychologique. Pour résoudre ce préjudice esthétique sans chirurgie, le DermoMedicalCenter propose la cryolipolyse, un traitement qui élimine les cellules graisseuses par le froid.

Plus précisément, la cryolipolyse traite l’adipomastie, une pseudo-gynécomastie. L’adipomastie se traduit par un accroissement exagéré du tissu graisseux au niveau des couches sous-cutanées sans hypertrophie de la glande mammaire.

Généralement bien tolérée, la cryolipolyse donne un bon résultat sur adipomastie, ne laisse pas de cicatrices, et présente l’avantage d’autoriser une reprise immédiate des activités. Avant l’intervention, le médecin s’assure que le patient ne présente pas de contre-indications.

Si une hypertrophie de la glande mammaire est présente, seule une intervention chirurgicale avec une incision au niveau de l’aréole peut résoudre le problème.


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